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MYRYAD Z142 SILVER

Amplificateur Audio Stéréo avec entrée phono

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Spécifications:

Entrées : tape 1, tape 2, CD, DVD, tuner, phono

Puissance RMS : 2 x 50 W (sous 8 ohms)
Réponse en fréquence : 20 Hz - 20 kHz
Sensibilité niveau ligne : 250 mV
Rapport signal/bruit : 102 dB
Distorsion : < 0.1%
Télécommande de l'ensemble Z-Series

Myryad -  Z142 Stéréo & Image - Juin 2008

La firme anglaise Myryad a été fondée en 1995 par trois ingénieurs électroniciens de la même famille, Chris, Davis, Lynn Evans qui avaient auparavant une grande expérience des amplificateurs «budgets» musicaux. En effet, Chris Evans fut le responsable technique du développement au démarrage de Nad, puis ensuite il fonda et dirigea Arcam. Autant de marques aux électroniques musicales pour un prix qui reste raisonnable.
Aussi, il ne faut pas s'étonner de retrouver une grande partie de cette démarche clairvoyante avec les électroniques Myryad qui offrent véritablement un rapport agrément d'écoute/prix imbattable. Le dernier né des petits intégrés Myryad, le Z-142, prouve aux mesures et surtout à l'écoute, tout le bien-fondé d'une démarche d'électroniciens qui connaissent les "circuits qui sonnent bien" et s'attachent aux petits détails au niveau du choix des composants actifs ou passifs qui font la différence entre une excellente écoute et une sublime qui marque les esprits comme celle justement du Z-142.

CONDITIONS D'ECOUTE

Le Z-142 dispose d'entrée bas niveau (phono) et haut niveau. Aussi avons-nous effectué les écoutes tout d'abord avec l'une de nos sources CD/convertisseurs points de repère, puis avec une table de lecture équipée d'une cellule à aimant mobile (Shure V15 IV) au niveau de sortie suffisant et à la charge peu complexe. Comme toute électronique musicale, le Z-142 nécessite une période de rodage d'une vingtaine d'heures environ ainsi qu'un temps de chauffe par la suite d'au moins un quart d'heure, incontestablement des qualités de dynamique exacerbées, de vivacité, de spontanéité se complètent au fur et à mesure des minutes par une présence chaleureuse des timbres, une ouverture conséquente. Le sens de la prise secteur pour la bonne phase (voir article n°22) a aussi son importance sur la netteté du grave, la plus grande précision spatiale. Côté amplificateur, il n'y a pas de prise de terre, car celui-ci bénéficie d'un double isolement signalé à l'arrière par les deux carrés «concentriques». Ainsi, on ne risque pas de "ramener" les saletés véhiculées par la liaison terre et cela explique aussi en grande partie la transparence incroyable de cette électronique abordable, qui va chasser sur le territoire des électroniques sophistiquées. Avec la table de lecture phonographique, il faut absolument la relier avec un fil de masse à la borne du châssis mis à disposition à l'arrière du Z-142. Côté enceintes, la capacité dynamique hors du commun du Myryad donne le change, même avec des systèmes de rendement moyen. Il faut déjà un niveau sonore dément avant de relever des traces d'écrêtage qui arrivent tout en douceur, un peu à la manière des électroniques à tubes. Avec des systèmes à rendement élevé, on est étonné par le fourmillement de détails qu'analyse le Z-142 avec une aisance, une vitesse de montée sur les transitoires, une articulation dans le haut-grave exemplaires. La transparence du Z-142 mettra aussi en évidence la personnalité des câbles de modulation ainsi que ceux HP (il faut éviter ceux légèrement capacitifs qui ajoutent une sorte de brillance artificielle dans l'aigu et qui amaigrissent la matière structurelle des timbres).

ECOUTE ENTREE HAUT NIVEAU CD

Il faut se remettre à l'esprit que cet intégré est dans la catégorie de prix inférieur à 800 euros, là réside l'exploit car, dès les premières mesures du passage Allegretto de la Symphonie n°7 de Beethoven par le Bayerisches Staatsorchester sous la direction de Carlos Kleiber, le Z-142 impose tout naturellement un espace d'une transparence, d'une finesse, d'une légèreté dans l'analyse de chaque groupe d'instrument qui laissent pantois car pouvant rivaliser avec les impressions ressenties avec les meilleures électroniques sans considération de prix. Ainsi, les timbres des instruments à cordes sont d'une vérité dans leur hauteur tonale, dans la promptitude des moments d'attaques d'archet, à se demander si c'est bien ce petit intégré qui, vraiment extérieurement ne paie pas de mine, est capable d'une telle lumineuse évidence dans l'évolution de la structure harmonique des timbres, d'une telle aisance dans la transcription de l'acoustique de la salle de concert, avec des rapports de sons directs et réfléchis qui sont bien respectés dans les délais et intensités. Le public "bruyant" au cours de l'interprétation est réellement présent en permanence au travers du Myryad qui ne l'étouffe pas au sein d'une immense chambre sourde, mais le restitue à sa juste place dans l'acoustique de la salle de concert. La fluidité du suivi mélodique est exceptionnelle, un peu à la manière d'une excellente électronique à tubes.
Ce caractère "liquide" de la restitution se retrouve sur la transcription par le Z-142 du passage Hiver des Quatre Saisons de Vivaldi par la formation Sonatori Della Glaisa Marca où l'enchaînement des notes du violoniste Giuliano Carmignola s'effectue avec une vraie liaison entre elles, tout en ne perdant rien de la vivacité, de la franchise d'attaque d'archet. Le Z-142 se permet d'aller sur le terrain des grandes électroniques en termes de justesse de hauteur de timbre qui ressort avec sa vraie densité «boisée» de la caisse de résonance de l'instrument et non dans l'aigreur, l'acidité métallique que l'on trouve malheureusement trop souvent avec des électroniques dites «budget» qui amaigrissent à l'anorexie les timbres car incapables de respecter (en particulier sur les écarts de niveau importants) leurs vraies structures harmoniques. De plus, la focalisation spatiale du soliste par rapport aux interprètes de la formation est parfaitement cernée entre les deux enceintes. Il n'est jamais "épris de liberté" pour aller d'une enceinte à l'autre, mais reste à bonne hauteur et toujours au centre quelle que soit la hauteur de la note jouée. La lisibilité sur les glissando est exceptionnelle, on n'est pas habitué, avec un intégré autour de 800 euros, à être à pareille fête, avec autant de générosité bien "contrôlée" dans le suivi mélodique et rythmique.
Toute la profondeur des timbres du Steinway Model D ressort de manière magistrale par le Myryad sur l'introduction destructurée du thème Caravane par Michel Petrucciani, au cours de son concert à l'Alte Oper de Frankfort (album live). On ressent une plénitude jusque dans les notes les plus graves, dont les résonances se prolongent sans être écourtées. Les attaques fulgurantes de la main droite passent sans signe d'écrêtage, avec un détourage "au rasoir" de chaque note, on n'est pas dans le trouble ou le flou pseudo-artistique, la spontanéité de la formation de chaque note est saisissante. Bien sût avec des électroniques de très haut de gamme, d'une valeur dix à vingt fois supérieure au Z-142, on peut constater un peu plus de profondeur dans le sous-grave et l'infra-grave, mais par contre le délié, la lisibilité du Myryad dans le grave et le haut-grave sont à citer en exemple, sans aucun effet d'inertie ni de traînage. Le Z-142 tient très bien les HP dans le grave. Pour témoin le redoutable placage des accords progressifs rythmiques à la main gauche qui se situent à bonne hauteur tonale, sans être marqués par la force des attaques de la mélodie de la main droite. Comme les grandes électroniques, le Myryad semble reculer les formes de distorsion par intermodulation et si on arrive à bout de ses capacités dynamiques, il ne le fait pas ressentir par une agressivité à vous casser les oreilles, mais en douceur, avec une sorte de léger effet de compression.
On peut parfois s'en rendre compte avec les niveaux sonores déments de la transcription des percussions synthétiques qui "cognent" à vous effectuer des "lancers" de membranes à travers la pièce sur l'album de Monty Alexander Cependant, le Z142 reste zen, non caoutchouteux dans le sous-grave, style effet de coup de matraque en caoutchouc, en dessous de 80 Hz sur les attaques de la guitare basse. Il continue stoïquement sans effet de rétrécissement du champ sonore de la formation. Le piano de Monty Alexander sonne une fois de plus particulièrement juste, sans se destructurer au moment des impacts à vous "couper le souffle" de certaines percussions synthés qui cognent façon marteau- piqueur demandant beaucoup de réserve et de rapidité de la part des alimentations des amplis et celles du Myryad font face avec une "extrême bonne volonté". En effet, on ressent très peu de phénomène de pompage ou de distorsions par intermodulation instantanée pouvant se traduire par une sorte de chevrotement au moment de l'attaque des notes dans l'infra-grave. Dans tous les cas, l'aération générale est superbe, décidément, cet intégré est vraiment d'une transparence remarquable.
Sur le passage Looking for a Home, extrait du très bel album Blue Coast Collection, le Myryad ne passe pas "à côté" de l'acousti- que du studio d'enregistrement qui res- sort tout naturellement avec un vrai temps de réverbération en arrière-plan ' des voix et des deux guitares. A ce propos, la sonorité par- ticulière des résonances métalliques de la Dobro ressort en toute évidente avec une netteté, une précision sous l'atta- que du médiator passée à la loupe. De même, le glisse- ment du tube qui pince les cordes sur le manche ressort avec un "bruit" exact de glissement, rarement aussi bien transcrit. Les deux voix décalées des deux guitaristes sont distinctes dans leur tessiture harmonique mais aussi dans leur séparation "géométrique" dans l'espace. En effet, avec de nombreux intégrés "budgets" on assiste à une sorte de superposition des deux voix sans distance virtuelle entre elles. De plus, le léger martellement du pied sur le sol du studio pour accompagner le rythme est ici présent alors que d'autres intégrés, dans cette catégorie de prix, passent sous silence cette information. Là aussi, la restitu- tion gagne en vérité instantanée, spontanéité, autant de points décisifs pour vous impliquer dans l'interprétation.

ECOUTE ENTREE BAS NIVEAU PHONO MM

Peut-on avoir sur un intégré à 800 euros avec une entrée phono aimant mobile "écoutable" ? La réponse, avec le Myryad, est plus que positive. En effet avec une table de lecture équipée d'une Shure V151V (sans oublier de relier la masse de la TD au Z-142), on constate, de prime à bord, un bruit de fond très faible, pas de ronflette ni de "zézaillement" d'essaim d'abeilles. Avec notre disque "fétiche" de l'Histoire du Soldat de Stravinsky par l'ensemble contemporain de Pierre Boulez, le Z-142 procure un délié à la diction des différents narrateurs remarquable, sans excès des sifflantes ou chuintantes désagréables dues à des pics de résonances mal contrôlés. Même sur les coups de timbales violents, on ne ressent pas d'effet subit de compression, ni de simplification outrancière des résonances de l'instrument. Les impacts sont saisissants, sans mollesse. L'acoustique du studio de l'Ircam ressort bien et n'est pas noyée dans le bruit de fond du disque qui apparaît lissé. Sur le "petit" violon, le timbre légèrement aigrelet de l'instrument choisi à dessein ressort parfaitement, sans être enrobé dans une fausse douceur superflue. La précision d'analyse dans le haut du spectre est correcte, sans remontée significative autour de 6-8 kHz. Bien sûr, des étages très sophistiqués phono apportent encore plus de détails qui jaillissent en dehors du bruit de fond du disque. Mais celui équipant le Myryad n'a pas de honte à avoir car jamais il n'a donné l'impression de saturer dans l'aigu ou de transcrire avec mollesse le bas du spectre.
Aussi, sur l'album Kind of Blue de Miles Davis, le suivi mélodique et rythmique de la contrebasse de Paul Chambers qui apparaît le plus souvent cotonneuse, un peu incertaine au moment des attaques est ici transcrit avec une articulation entre John Coltrane ressortent avec leurs couleurs tonales particulières, extrêmement différenciées. Le délié entre les notes qui déferlent en cascade de ces deux saxophonistes de légende est toujours omniprésent au travers du Myryad grâce à sa capacité dynamique surprenante sur cette entrée phono qui ne "s'étrangle" pas quand le message devient complexe. Quant aux subtilités du phrasé à la trompette de Miles Davis qui éncadre chaque improvisation en fournissant la ligne directrice de la mélodie, le Myryad ne "passe pas à côté". En comparaison directe avec le CD du même album, mais attention qui n'a pas eu le même traitement au niveau du mixage, la transparence du Myryad, en faisant démarrer la platine phonographique et le lecteur CD en même temps, met en valeur certaines subtilités sur les terminaisons des notes avec la platine phonographique qui passent avec un côté plus mat, moins "romantique" avec le lecteur CD pourtant de très haut de gamme lui aussi. A ce sujet, nous avons pu remarquer très peu de diaphonie entre les entrées bas niveau et haut niveau, ce qui est assez rare pour être souligné et qui a autorisé ce type de comparaison. En règle générale, l'espace stéréophonique avec le disque noir apparaît plus ouvert, moins sombre qu'avec le CD, mais là aussi soyons prudents et comparons ce qui est comparable. Mais, dans tous les cas, l'entrée phono avec une cellule de bonne sensibilité, n'est pas là sur le Myryad pour faire de la figuration.

SYNTHÈSE DE L'ESTHÉTIQUE SONORE

Vous voulez vous constituer un système (mais vous avez un budget très serré) vraiment musical dans le sens qu'il sera capable de mettre en valeur les contrastes dynamiques, la fluidité du cheminement mélodique, la beauté des timbres sans les simplifier, sans aucun doute, il faudra prendre plus qu'en considération l'intégré Myryad Z-142 (ainsi d'ailleurs que son parfait complément le lecteur Z-112, BE dans un prochain numéro), d'une "spontanéité" de restitution d'une transparence (très rare dans cette catégorie de prix) capable de traiter avec dynamique et délicatesse de timbre aussi bien les sources à bas niveau (phono) qu'à haut niveau (CD, tuner, etc) avec une élégance de transcription qui vous donne envie d'écouter encore plus de musique.

Panier  

(vide)